Ne soyez pas dupe.
Ne soyez pas bernés par le visage que je présente. Car je porte mille masques et aucun d'eux n'est moi. Prétendre est un art, une seconde nature pour moi mais ne vous méprenez pas.
Pour l'amour de Dieu, ne vous y trompez pas.
Je donne l'impression d'être bien dans ma peau, que tout est lumineux et imperturbable,
Que l'assurance est mon nom, et que le toupet est un jeu,
Que je n'ai besoin de personne,
Mais s'il vous plaît, ne me croyez pas !
De l'extérieur j'ai peut-être l'air assurée, mais cette surface est un masque.
A l'intérieur de moi, nul bien-être, en moi se trouve la vraie personne,
Confuse, effrayée, seule, je panique rien qu'à l'idée que ma fragilité soit exposée.
Je crée frénétiquement un masque pour me cacher derrière,
Une façade nonchalante et sophistiquée,
Pour m'aider à prétendre, comme un bouclier devant le regard qui sait voir.
Et pourtant ce regard est mon unique salut et je le sais aussi,
Car s'il est suivi de reconnaissance et qu'il y ait de la chaleur,
C'est la seule chose qui pourrait me garantir ce que je ne parviens pas à me garantir moi-même,...
Mais je tais ce qui pleure en moi.
Aussi quand je retourne dans ma routine quotidienne, ne soyez pas dupés par ce que je vous dis.
Je vous en prie, écoutez attentivement ce que je ne vous dis pas...